Guide V1
Bienvenue sur le parcours du salarié(e) agricole
Pourquoi ce guide ? Pour répondre à quels besoins ?
Dans son rôle d’accompagnement, l’association des salariés agricoles s’est donnée l’objectif de définir les parcours des salariés de la production agricole pour répondre à leurs besoins tout au long de leur vie. Plusieurs moments ont été identifiés : les études, l’embauche, les changements, la formation, les reconversions professionnelles, …. bref, tous les moments importants qui vont construire la carrière professionnelle. Ces thèmes permettent d’aborder pour les salariés agricoles les questions d’organisation du travail, de relation, de santé, de formation, ….
L’objectif est de mettre à disposition de tous, un outil d’information pertinent pour chaque situation de salarié, avec du contenu et des références à des personnes ressources. L’ambition est de permettre aux salariés et futurs professionnels de se projeter vers l’avenir dans un métier de façon durable en trouvant leur épanouissement autour de leur propre réflexion sur leur situation ; c’est tout l’enjeu de la fidélisation pour les employeurs
A qui s'adresse-t-il?
En priorité aux salariées/salariés de la production agricole, à celles et ceux qui s’intéressent aux emplois agricoles, et aux employeurs qui se questionnent sur l’accueil et la gestion de leurs employés. Selon l’article L 311-1, sont réputées agricoles toutes les activités correspondant à la maîtrise et à l’exploitation d’un cycle biologique de caractère végétal ou animal et constituant une ou plusieurs étapes nécessaires au déroulement de ce cycle ainsi que les activités exercées par un exploitant agricole qui sont dans le prolongement de l’acte de production ou qui ont pour support l’exploitation…
Ce que l’on trouve dans ce guide
Les thèmes retenus. Pourquoi cet ordre ?
- Avant l’embauche
- L’embauche et début de carrière
- La carrière professionnelle
- La fin de carrière
L’association des salariés agricole a souhaité donner des repères, pour que chacun puisse trouver des éléments de réponses à partir de sa situation dans l’ordre chronologique de sa carrière professionnelle. Pour les jeunes après leurs parcours scolaires et avant d’établir une première relation avec un professionnel. Pour connaître les structures de l’emploi agricole et les dispositifs en place. Pour se poser les bonnes questions sur les conditions d’exercices des métiers, les engagements liés au contrat de travail, les règles de sécurité, les règlementations en vigueur, les conditions d’hygiène et de sécurité. Pour se sensibiliser à la formation professionnelle dans l’objectif de développer ses compétences et sa motivation. Savoir où s’adresser pour se réorienter et utiliser les dispositifs en vigueur, préparer sa retraite. Connaitre les règles liées à la santé sécurité au travail. Identifier le bon interlocuteur pour les salariés agricoles
Vous accompagner
dans votre parcours professionnel
Encore de nos jours, le salariat agricole, n’a pas une image très positive alors que la demande de main-d’œuvre ne cesse d’augmenter. La difficulté aujourd’hui pour les agriculteurs est de recruter et surtout de fidéliser des salariés.
Pour le salarié, souvent isolé la difficulté majeure est de trouver la bonne information, au bon moment, les bons organismes etc. Toutes les informations existent notamment sur Internet mais c’est un vrai labyrinthe pour s’y retrouver.
L’association des salariés agricoles du Tarn accompagne depuis de nombreuses années les salariés agricoles. Forte de son expérience, elle a souhaité créer deux outils d’utilisation simple pour regrouper, recenser toutes les informations nécessaires à la vie du salarié, des études, en passant par toutes les étapes de la vie professionnelle, jusqu’à la retraite.
Pour ce projet, nous sommes associés à l’ARACT (Association Régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travail) une structure associative paritaire au service des entreprises, des salariés et des partenaires sociaux qui a pour objectif l’amélioration des conditions de travail, concevoir et diffuser des méthodes et des outils efficaces, éprouvés sur le terrain, dans un objectif : concilier durablement qualité de vie au travail et performances.
Vous aider, vous accompagner dans le temps pour un parcours professionnel qui soit le plus serein possible tout en préservant sa santé et son épanouissement personnel c’est ce que nous avons essayé de faire dans la conception de ces outils .A vous de vous les approprier et d’en faire bon usage.
Michel Marcoul
Président de L’association des salariés agricoles du Tarn
L’Aract, Association régionale pour l’amélioration des conditions de travail en Occitanie est une structure associative paritaire au service des entreprises, des salariés/salariées et des partenaires sociaux régionaux.
Son objectif :
Améliorer les conditions de travail des salariés/salariées,
Et l’efficacité des entreprises et des organisations,
Promouvoir des démarches d’innovation sociale, en agissant notamment sur l’organisation du travail et les relations professionnelles.
Pour cela, l’Aract conçoit et diffuse des méthodes et ressources éprouvées sur le terrain dans un objectif partagé : concilier durablement qualité de vie au travail et performance.
Son action alimente et s’appuie sur le travail de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact), des autres Aracts de France qui constituent ensemble le réseau Anact-Aract.
Avant l'embauche
L’essentiel à retenir
Cheminer de la théorie vers la pratique avec l’acquisition d’expériences en stage ou en apprentissage, en se confrontant à des situations réelles et appréhender le rythme du travail.
Avant de s’engager dans un emploi, il est important de définir son projet professionnel : vérifier l’adéquation entre ses études, ses formations et son futur emploi. Connaître ses motivations à exercer un métier. Repérer les compétences demandées ou appréciées par les employeurs. Adapter son cheminement de la théorie vers la pratique. Autant de thèmes qui vont susciter les questions essentielles avant de s’engager dans une relation de travail.
Les études et la formation
Quelques repères
Il est important d’adapter ses études au futur secteur d’activité dans lequel on souhaite exercer son métier, avant de passer à la pratique dans un environnement de production agricole.
Les établissements de l’enseignement agricole proposent une pédagogie adaptée avec des spécificités techniques pour répondre aux attentes des entreprises et des territoires.
Pour se préparer à la vie de l’entreprise et à la réalité des métiers, il est utile de prendre le temps d’écouter et de poser des questions pour respecter les consignes.
Prendre conscience qu’il est important de se former tout au long de la vie professionnelle pour adapter ses compétences aux évolutions, actualiser les connaissances, échanger avec des professionnels.
La recherche d’emploi
Quelques repères
Pour exercer quels métiers dans la production ?
Les secteurs qui embauchent (polyculture/élevage, viticulture, transformation, maraichage, transformation…)
Compétences recherchées pour correspondre au besoin des exploitants. Évolutions des différents métiers. (Anefa)
Les chiffres montrent une répartition des métiers entre les hommes et les femmes. Cette répartition est issue des stéréotypes de genre qui dès l’enfance construit les orientations d’abord scolaires puis professionnelles. Au final, cela laisse penser que certains métiers sont :
Plutôt accessible aux hommes : souvent parce que la pénibilité est plus importante, où parce qu’ils exigent des compétences techniques
Ou plutôt accessibles aux femmes, souvent en lien avec le soin aux animaux par exemple ou la précision du geste pour la taille dans les vignes,…
Rappelons qu’il s’agit à chaque fois de compétences professionnelles et qu’elles peuvent s’acquérir autant par les hommes que par les femmes. En ce qui concerne la pénibilité, elle est pour toutes et tous, réduire la pénibilité est un bénéfice pour rester dans l’emploi choisi aussi longtemps que souhaité.
L’agriculture propose des emplois dispersés sur le territoire, avec des métiers bien distincts qui demandent des connaissances théoriques et des compétences pratiques, pour réaliser des tâches en autonomie et de façon organisée.
En 2020 dans le Tarn, on compte 5734 chefs d’exploitation professionnels dont 28 % de femmes.
L’emploi représente 5 787 salariés totaux de la production agricole, soit 1 580 ETP pour l’ensemble des salariés.
1058 salariés permanents sont employés en production agricole.
Les secteurs les plus demandeurs de main-d’œuvre sont : la viticulture, les grandes cultures, l’élevage ovin et le maraîchage. Les CDI à temps pleins représentent 43 % des contrats.
Dans quelles structures je peux travailler ?
- Exploitation agricoles (individuelles ou en Société),
- Groupements d’employeurs (départemental, local),
- CUMA,
- Coopératives,
- Service Remplacement
Explication des différents fonctionnements.
En agriculture, les employeurs sont le plus souvent des exploitations en forme sociétaires telles que les GAEC, EARL, SCEA, SARL, … ou des entreprises individuelles.
Plusieurs agriculteurs peuvent proposer du temps de travail partagé en groupement d’employeurs, souvent localement ou au niveau du département.
Les services de remplacements proposent différentes missions en fonctions des compétences des salariés, pour remplacer les agriculteurs.
Les CUMA proposent des emplois en conduite, mécanique, administratif et en emploi partagé.
Zoom sur l’emploi agricole dans le Tarn
Nombre de salariés/salariées (CA81)
Pour quelles productions et spécificités ?
ANEFA infos statistiques sur les secteurs qui embauches
DRDFE stat régionale formation/genre de la DRAF
Dans le Tarn
35 % des entreprises agricoles sont en forme sociétaires (les plus employeuses de main d’œuvre)
La production agricole emploi environ 1000 salariés permanents et près de 6000 personnes, ce qui représente 1500 équivalents temps pleins.
Les exploitations agricoles du Tarn proposent des emplois majoritairement en « polyculture-élevage, grandes cultures, vigne et vin ».
Les organismes de formation sur le département et leurs spécialités
Les ressources : sites, documents, plate-forme de l’enseignement agricole
L’accompagnement de l’ASA du Tarn :
Information sur les organismes agricoles,
Veille sur les évolutions sociales
Mise en relation employeurs et salariés
Favorise les échanges professionnels
ANEFA APECITA CA81 SR Agriservices (insertion)
La bourse d’emploi agricole et le site www.lagriculture-recrute.org
Les relais pour trouver un emploi : Pôle emploi, Cap emploi, ASA 81, La bourse d’emploi, CFA/CFPP
L’embauche et le début de carrière
- Quelques points de vigilances :
- La fiche de poste
- Les compétences indispensables
- Période d’essai, durée et horaires de travail
- Lieu de travail et clause de mobilité
- Statut, classification et salaire minimum
- Primes et avantages en nature
- Clause de non concurrence
L’essentiel à retenir
Signer un contrat de travail et le respecter.
Prendre connaissance de la convention collective et de ses évolutions.
Adapter au poste de travail ou faire évoluer ses compétences avec la formation continue.
Salarié/salariée agricole : quelles particularités ?
Quelques repères
Des métiers qui demandent des connaissances théoriques et compétences et des capacités à les faire évoluer
Amène ou demande, de l’autonomie des capacités d’organisation
Les points positifs (le contact avec nature, …) et les limites (un temps de travail soumis aux aléas climatiques, travailler parfois dans le froid,
Le statut de salarié/salariée agricole, quelques précisions
La convention collective : qu’est-ce que c’est ? A quoi ça sert ? Qu’est-ce qu’elle contient ? Les informations intéressantes.
Une CC N pour la production agricole et les CUMA et un accord collectif local quand plus favorable (négociations locales harmonisées nationales et devenues accords locaux)
- CCN ETARF
- CCN du paysagisme
- Explication sous forme de schéma !
- Classifications, rémunérations, CSP.
- Le régime social : l’affiliation à la MSA
- La complémentaire santé
- La médecine du travail :
- Une feuille de paye : qu’est-ce qu’elle contient ?
Le contrat de travail, à quoi sert-il ? Qu’est-ce qu’il contient ?
1. Les normes applicables au salarié
Le contrat de travail ne régit pas à lui seul la relation de travail entre un salarié et un employeur. Il existe en effet d’autres normes juridiques qui prévalent ou complètent les règles contractuelles.
- Le code du travail
- La convention collective.
– La convention collective : qu’est-ce que c’est ? A quoi ça sert ? Qu’est-ce qu’elle contient ? Les informations intéressantes.
– Une CC N pour la production agricole et les CUMA et un accord collectif local quand plus favorable (négociations locales harmonisées nationales et devenues accords locaux)
– CCN ETARF
– CCN du paysagisme
– Explication sous forme de schéma !
– Classifications, rémunérations, CSP
- La jurisprudence
- Les normes applicables à l’entreprise.
Ces normes peuvent être présentes dans un accord d’entreprise, dans des notes de service, dans un règlement intérieur.
Quelques repères
Les différents types de contrats :
CDI – CDD
CDI : temps partiel, variable, temps plein, intermittent, ….
Intermittent : explications spécifiques
- Cumul d’emploi : conditions et quand est-il autorisé
- Travail pendant les congés payés (pas autorisé)
- Groupement d’employeur (spécificités juridiques)
CDD :
Engagement entre 2 parties :
- L’employeur s’engage à Assurer la sécurité et fournir le travail qu’il a promis
- Obligation du contrat de travail, hormis le CDI 35 H, c’est recommandé pour l’employeur qui le rédige et le propose.
Mentions obligatoires
Le/la salarié.e s’engage à : remplir les tâches pour laquelle il obtient une rétribution, respecter les règles de fonctionnement (Règlement Intérieur) il s’engage à aller au terme du contrat lorsqu’il s’agit d’un CDD en dehors de la période d’essai s’il y en a une.
L’entretien d’embauche
Les modalités : documents obligatoires
Le préparer : pour chacune/chacun il est nécessaire de préparer cet entretien en recherchant des informations sur la structure, l’emploi proposé. Cela permet de clarifier dans ces qualifications, compétences, expériences professionnelles ce qu’il est judicieux de mettre en avant. De clarifier aussi pour soi ce que l’on attend de ce poste et en quoi il alimente un projet professionnel.
L’entretien ne doit pas porter sur des discriminations liées par exemple à la maternité, au congé parental ou de paternité
Les ressources
La DREETS
Les organisations syndicales et paritaires : lesquelles, pourquoi ?
ASA 81
MSA
Le guide « Guide des relations employeur/salarié. Travailler ensemble sur les exploitations agricoles »
Les productions en recherche de salariés
Dans le Tarn, les productions qui emploient le plus sont la viticulture, l’élevage ovin, les grandes cultures.
La viticulture recherche essentiellement des salariés pour des travaux saisonniers (taille de la vigne, travaux en vert, vendanges) tout au long de l’année. Si une personne a la compétence de tractoriste en plus, alors elle peut être embauchée à temps plein sur une exploitation viticole.
L’élevage ovin recrute essentiellement des ouvriers agricoles polyvalents capables de conduire les engins d’élevage, de nourrir et soigner les animaux, de nettoyer les locaux, de procéder aux mises bas, et éventuellement de traire voire de faire de la transformation fromagère.
Les grandes cultures sont un secteur qui emploie essentiellement des saisonniers pour la castration ou l’épuration des céréales, ou de la conduite d’engins (semis, moissons, …).
Les nouveaux métiers
De plus en plus d’agriculteurs souhaitent valoriser eux-mêmes leur production, les métiers de la transformation sont en pleine expansion (paysan boulanger, fromager). Les ateliers de boucherie et de transformation permettant aux circuits d’exister, fleurissent sur les exploitations.
Par ailleurs, les nouvelles technologies ont désormais une grande place dans les exploitations agricoles. En effet, les tracteurs sont de plus en plus équipés (GPS, VRT, technologie de détection,…) et ces appareils permettent de mieux gérer l’exploitation (surveillance, traitements, …).
Enfin, dans les élevages, la mécanisation est de plus en plus présente (robot de traite, alimentation automatisée,…) ; les métiers de la maintenance mécanique agricole sont en plein essor.
Les compétences recherchées
Les compétences les plus attendues chez un salarié sont :
– La conduite d’engins agricoles et leur entretien
– La taille de vigne
– Les soins aux animaux
– La traite
Des aptitudes et des savoir-être sont également attendus comme :
– La motivation
– L’adaptabilité
– La ponctualité
Déroulement de la carrière professionnelle
Au cours de sa carrière, c’est important de faire un point sur sa situation professionnelle. Ce moment peut aider à faire des choix et enclencher une évolution pour développer ses compétences, s’ouvrir à de nouvelles qualifications, changer de métier, … Le conseil en évolution professionnelle peut vous accompagner pour dresser un état des lieux de votre situation professionnelle et préciser vos besoins et vos priorités pour construire votre projet d’évolution.
La formation tout au long de la vie permet des évolutions professionnelles
Pour évoluer ou enclencher un changement, c’est important d’identifier sa situation actuelle, identifier mes ressources sur lesquelles je peux m’appuyer, avoir conscience de mes difficultés et visualiser la situation que je souhaiterai.
La loi « Avenir professionnel » a réformé l’apprentissage, la formation professionnelle et l’assurance chômage. L’opérateur de compétences des salariés agricoles est l’OCAPIAT. Ses missions principales sont de promouvoir, d’informer et de prendre en charge les actions de formations.
Pour enclencher la démarche de la formation, le premier pas est d’en parler avec son employeur.
Quelques repères
L’entretien sur l’évolution professionnelle est obligatoire tous les 2 ans (objectifs : constat des évolutions, compétences acquises, dispositifs, VAP).
Il est recommandé d’organiser un entretien annuel pour échanger sur l’évolution de carrière, l’organisation du travail, ….
Les entretiens ne doivent pas contenir de propos pouvant être discriminants concernant les congés maternité/paternité parentaux.
La prévention des risques professionnels
Vous êtes salarié agricole et vous travaillez dans des conditions parfois dangereuses informez vous sur vos droits en matière de sécurité
Démarches DUERP à mettre en place entre employeur et salarié, qui connaissent les situation de travail.
Avec formation et organisation du travail
Rôle de l’employeur en termes de santé sécurité:
Quelques obligations :
- mettre à votre disposition des équipements de travail adaptés aux travaux à réaliser,
- identifier et vous informer des dangers potentiels des tâches que vous avez à effectuer,
- Permettre au salarié de se rendre à la visite médicale,
- organiser une formation à la sécurité au poste de travail pour tous les nouveaux embauchés,
- Vérifier que vous avez les compétences pour le poste proposé
La prévention des risques professionnels est un enjeu :
Pour les salariés/salariées, pour rester dans l’emploi souhaité, ne pas avoir à changer de travail pour des problèmes de santé.
Pour les employeurs pour être attractif, réduire les problèmes de recrutement, de turn over et répondre à l’obligation de protéger la santé et de mette en sécurité les salariés/salariées.
L’employeur doit mettre en place une démarche de prévention des risques professionnels (un diagnostic, la recherche et la mise en place de solutions) et traduire les résultats dans un Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels.
Pour que les recommandations soient adaptées aux caractéristiques de l’exploitation il est nécessaire d’associer les salariés/salariées. Ils/elles apportent leurs connaissances des situations réels de travail, leur point de vue sur les contraintes, les caractéristiques des situations réelles de travail et peuvent proposer des solutions. Les solutions sont multiples : l’organisation du travail, la formation, les équipements…
(Selon la place disponible on laissera le passage ci-dessous)
Privilégier la prévention primaire : réduire le risque à la source.
Si cela va mal qu’est-ce que je peux faire :
La formation
Quelques repères
10 bonnes raisons de se former : Acquérir de nouvelles compétences, échanger des expériences, actualiser les connaissances, améliorer le potentiel d’emploi, apprendre les bon gestes, comprendre ce que je fais, me donner l’envie d’apprendre, casser le rythme, évoluer, m’ouvrir aux autres.
Le salarié a le droit de s’absenter pour se former, la logique : avoir un échange avec son employeur.
Le financement de la formation continue passe par l’opérateur de compétences qu’est l’OCAPIAT.
L’organisation du travail
Quelques repères
C’est à l’employeur d’organiser le travail, la répartition des tâches, les horaires, le contenu,….
Pour que cette organisation permette à la fois d’assurer une production de qualité et une qualité de vie au travail, il est important qu’elle permette :
L’autonomie qui favorise les apprentissages, les responsabilités, nécessaires adaptations aux aléas et donne du sens au travail.
L’anticipation pour que préparer le matériel, optimiser les déplacements, gérer la fatigue, …
La meilleure articulation possible avec la vie personnelle
Le collectif de travail comme source d’apprentissage, de régulation des difficultés, de soutien social et moral.
Le management
Il existe plusieurs pratiques de management, du modèle très descendant où le personnel est considéré comme un simple exécutant à des modèles plus participatif. La complexité des situations de travail, les aléas qui constituent la réalité du travail nécessitent la plupart du temps des capacités d’adaptation importantes et pour cela il est indispensable d’installer la participation du personnel :
- Permettre des temps d’échange sur le travail, les savoir-faire, les trouvailles, les difficultés rencontrées pour rechercher ensemble des solutions.
- Anticiper l’organisation pour donner de la visibilité et des marches de manœuvre pour s’adapter aux aléas.
- Favoriser ainsi l’autonomie
- Favoriser la formation et l’acquisition de compétences
Ces pratiques installent la confiance, un dialogue constructif, un climat agréable.
Préparation à la retraite
La retraite des salariés agricoles
Aucune retraite n’est accordée automatiquement. Il faut la demander et vous y préparer très en avance. Vérifiez votre compte de trimestres deux ou trois ans avant la date de départ choisie. Et commencez vos démarches auprès de votre caisse six mois avant votre départ effectif.
Ou demander votre retraite de base? Un formulaire unique de demande
Si vous avez appartenu à un ou plusieurs des régimes suivants: régime général, régime agricole faites votre demande a la caisse ou vous êtes affilié avant votre départ en retraite. C’est elle qui fera le lien avec les autres caisses.
Si vous êtes salarié agricole, déposez votre demande de liquidation à la caisse de MSA
Ou demander votre retraite complémentaire?
Si vous êtes salarié agricole auprès de Agirc-Arrco
Info retraite sur le site de la MSA.
A partir d’un trimestre cotisé au régime agricole des salariés, vous pouvez obtenir une
retraite composée d’une retraite de base auprès de la MSA et d’une retraite
complémentaire auprès de l’Agirc-Arrco.
Votre retraite est composée de la retraite de base et de la retraite complémentaire.
Bon à savoir
Le prélèvement à la source concerne aussi votre retraite. Si vous êtes imposable, votre retraite
sera soumise au prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu. C’est
l’administration fiscale qui transmet à votre MSA le taux de prélèvement à
appliquer lors du paiement de votre retraite. Si vous n’êtes pas imposable,
rien ne change pour vous : vous n’aurez aucun prélèvement sur le montant de
votre retraite.
L’essentiel à retenir
La retraite des salariés est composée de 2 étages obligatoires fonctionnant selon le principe de la répartition :
une retraite de base, une ou des retraites complémentaires, un 3ème étage vient de plus en plus souvent renforcer ce socle par le biais d’une épargne retraite collective ou individuelle.
En tant que salarié agricole, vous cotisez obligatoirement aux régimes de base et complémentaires, avec votre employeur, pour payer les pensions des actuels retraités et pour constituer vos futurs droits à la retraite. Ces cotisations sociales sont proportionnelles aux revenus du travail et votre retraite dépend des cotisations versées.
Votre retraite de base
Dès votre premier emploi, l’organisme de retraite dont vous dépendez vous ouvre des droits à une pension de vieillesse, appelée « retraite de base ».
Vous disposez d’un compte individuel dans lequel figurent vos rémunérations et toutes les informations relatives à votre parcours professionnel. Il est alimenté chaque année, grâce à une déclaration de vos rémunérations et de vos cotisations transmises par votre employeur.
Au moment du calcul de vos droits à la retraite, votre pension sera déterminée en fonction des éléments figurant sur ce compte.
Le montant de votre retraite dépend de vos revenus, de votre durée d’activité et de votre âge de départ. Sous certaines conditions, des trimestres d’assurance peuvent vous être accordés (enfants, service militaire, maladie, maternité…).
Votre retraite complémentaire (par points)
Les salariés du régime agricole cotisent pour leur retraite complémentaire auprès du régime Agirc-Arrco.
Les cotisations, versées par l’employeur, donnent droit à des points de retraite complémentaire. Un certain nombre de points vous est attribué chaque année en fonction du montant des cotisations versées.
Depuis le 1er janvier 2019, vous n’avez plus qu’un seul compte de points qui regroupe vos points Agirc (cadre) et Arrco (non-cadre) convertis en points Agirc-Arrco.
Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter votre organisme de retraite complémentaire : www.agirc-arrco.fr
Bon à savoir
Le compte épargne temps (CET) mis en place dans certaines entreprises permet aux salariés d’accumuler des droits qui peuvent être utilisés en fin de carrière pour diminuer leur activité professionnelle sans perte de revenus. Renseignez-vous auprès de votre employeur.
Source : CCMSA